Des bêtes égorgées dans le secteur Montelimar
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La dernière attaque s'est produite dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 octobre, chez Antonin Chabert, agriculteur à Savasse.

Au moins quatre attaques en une semaine sur un même secteur autour de Montélimar. Et l'ombre d'un même prédateur : le loup.
La dernière attaque s'est produite dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 octobre, chez Antonin Chabert, agriculteur à Savasse.

« Quand je suis arrivé dans l'exploitation, tôt ce matin, j'ai vu que mes brebis étaient affolées. J'ai ensuite découvert que deux avaient été tuées et quatre autres étaient blessées. Elles ont toutes été attaquées à la gorge », témoigne-t-il.
Le troupeau, qui comptait 45 bêtes, est parqué. « Je ne suis pas isolé, il y a des habitations à proximité. J'avais déjà subi une attaque il y a un an et demi et j'avais déjà perdu quatre brebis. Ça commence à faire beaucoup. Je suis écœuré, je ne sais pas comment faire ». Un agent de l'Office français de la biodiversité (OFB) doit se rendre chez Antonin Chabert ce dimanche 19 octobre au matin pour réaliser des constatations.
À Savasse, une chèvre a été dévorée chez des particuliers dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 octobre.
Attaques de loups : 177 cas recensés par la préfecture de la Drôme
Dans le village de La Laupie, à une dizaine de kilomètres, deux chèvres naines ont été tuées chez des particuliers dans la nuit du 10 au 11 octobre. Deux jours plus tard, six brebis avaient été égorgées et trois autres blessées chez un agriculteur installé dans le centre de la commune, à 100 mètres de la mairie et de l'école.
Selon les données transmises par la préfecture de la Drôme, du 1er janvier au 13 octobre 2025, 177 attaques de loups ont été constatées contre 181 sur la même période en 2024. Elles ont, au total, fait 511 victimes (tuées ou blessées) contre 425 l'an dernier. Sept loups ont été tués depuis le 1er janvier 2025, contre 6 à cette même date en 2024.
Un éleveur dévasté après la perte de 26 animaux en une seule attaque !
26 animaux d'élevage tués en une seule nuit chez un berger éleveur de la Drôme
François-Xavier, éleveur d'ovins et de caprins à Chantemerle-lès-Grignan, près de Montelimar, dans la Drôme, est anéanti comme l'ont rapporté récemment nos confrères de La Tribune. En effet, au petit matin du 12 mars dernier, l'exploitant a découvert un véritable carnage parmi son troupeau qui pâture aux portes du village : 26 animaux morts, soit 24 agneaux, 1 brebis et une chèvre. Le tout en une seule attaque. De quoi désespérer ce berger éleveur qui a acquis son troupeau il y a moins de 3 ans et qui vient de vivre sa première attaque.
Tuer pour le plaisir
L'homme effondré a expliqué les circonstances de ce carnage à nos confrères: « La pluie est tombée toute la nuit, il était impossible d'entendre le moindre bruit autre que celui de la pluie ». Sa stupeur au moment de la découverte de cette hécatombe, au petit matin, a été accompagnée d'un sentiment d'horreur devant la très faible consommation de viande sur chaque victime. Visiblement le ou les loups ont tué « pour le plaisir » ! L'office français de la biodiversité a bien évidemment été avisée et l'agent s'étant rendu sur place a immédiatement validé la thèse de l'attaque d'une meute de loups.
Une situation qui se dégrade
François-Xavier, s'il n'a développé sa propre entreprise que depuis 2 ans et demi, garde des troupeaux dans la Drôme depuis plus de 12 ans comme berger et, d'après cette conséquente expérience, considère que « la situation se dégrade depuis 10 ans déjà et cela entraîne beaucoup de changements qui ne sont que des complications. Il est important qu'on en parle sérieusement car, même si on s'est adapté à la présence des loups, ces attaques sont des piqûres de rappels. »
Consterné par la déconnection du public vis à vis de la réalité mais soutenu par les chasseurs
Si l'homme va être bien sûr indemnisé pour les 26 animaux prédatés, d'autres conséquences impactent son troupeau car « l'événement cause du stress aux brebis qui vont jusqu'à avorter ». De plus, l'homme ne se sent pas soutenu dans l'épreuve qu'il traverse sauf bien sûr par des chasseurs locaux. En effet, les membres de l'ACCA (association communale de chasse agréée) de Chantemerle-lès-Grignan, se sont portés à son secours et l'ont notamment aidé à regrouper les cadavres des animaux morts. Mais, sur les réseaux sociaux, les commentaires du public, malheureusement désinformé par la propagande des pro-loups le consterne: « Lorsque je regarde les commentaires sous les posts qui informent d'une attaque de loups, beaucoup rejettent la faute sur les bergers en demandant pourquoi celui-ci n'était pas sur les lieux. Ces personnes-là sont déconnectées de la réalité de notre métier. »
83 départements sur 96 impactés par le loup !
Pour mémoire, la Drôme est un des départements de France où sévit l'une des plus importante population lupine: Au moins 30 meutes représentant environ 200 individus, d'après les constatations de terrain des chasseurs locaux comme nous vous en avions déjà informés. Si la situation des éleveurs de la Drôme revêt donc un caractère dramatique, il est à craindre que bientôt quasiment tout le territoire national connaissent les dangers de la présence du super prédateur. En effet pas moins de 83 départements, sur les 96 que comptent la métropole, ont sollicité les services de l'État pour mettre en place des mesures de protection des troupeaux contre le loup, et des attaques avérées du loup ont été officiellement reconnues par l'OFB dans 60 d'entre eux,

vous voulez plus d'information sur la présence, attaque sur votre secteur je vous invite a visitée La carte européenne de prédation :

