Vous ne travaillez pas sur le terrain !

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L'échange musclé entre Hugo Clément et un agriculteur


Invité exceptionnel de l'émission "Pascal Praud et vous", à écouter tous les jours de 11 heures à 13 heures sur Europe 1, le journaliste Hugo Clément a répondu à une question de Pascal Praud sur le glyphosate, en estimant qu'il était "naïf de ne pas croire aux lobbys" autour de ce pesticide controversé.

VOUS ÊTES DÉCONNECTÉ TOTAL !" Dans "Pascal Praud et vous" sur Europe 1, Hugo Clément invité pour parler écologie et agriculture. Un agriculteur appelle et explose direct !L'agriculteur, furieux : « Monsieur Clément, vous critiquez l'élevage intensif, les pesticides, mais vous ne travaillez pas sur le terrain ! Vous n'avez jamais traît une vache à l'aube, jamais perdu une récolte à cause de la pluie, jamais sué sang et eau pour nourrir les Français ! »Hugo tente : « J'ai fait des immersions longues dans des fermes... »L'agriculteur hurle presque : « Immersions ? C'est du journalisme spectacle ! Vous venez filmer le pire pour vos reportages choc, puis vous rentrez à Paris culpabiliser les paysans depuis votre bureau climatisé ! Nous, on galère avec vos normes écolos imposées par des bobos qui n'ont jamais vu une exploitation de l'intérieur ! Sans nous, vos assiettes bio seraient vides ! »Hugo, rouge : « Je dénonce juste les pratiques qui détruisent la planète... »« Détruire ? Venez vivre une année entière à la ferme, avec les dettes, les suicides d'agriculteurs, les marges écrasées ! Vous êtes un donneur de leçons déconnecté, comme tous ces militants urbains qui veulent nous faire la morale sans connaître la réalité ! »Pascal Praud, sidéré : « Hugo... euh... réponse ? »Hugo bafouille, le studio en tension maximale, auditeurs qui applaudissent au téléphone. Le clip fait le buzz : 1,5 million de vues en quelques jours, partagé comme jamais.

 La polémique entre Hugo Clément et un berger après l'abattage d'un loup dans les Alpes


Dimanche 5 juillet, un loup a été tué par des louvetiers dans les Hautes-Alpes, au col de Lautaret. Le journaliste Hugo Clément a publié une vidéo suite à la diffusion des images de cet abattage. Depuis, la polémique enfle.

Tout démarre par la mort d'un loup au col du Lautaret, dans les Hautes-Alpes. Dimanche dernier, un canidé est repéré à proximité d'un troupeau. Il est tué par des louvetiers, qui agissaient dans le cadre du plan national d'actions sur l'animal et les activités d'élevage. Trois jours plus tard, le journaliste de France 2, Hugo Clément, consacre l'une de ses vidéos sur les réseaux sociaux à cet abattage, qui a été intégralement filmé par le photographe animalier Corentin Esmieu, sincèrement indigné.


https://www.facebook.com/watch/?ref=embed_video&v=293561918668434

Dès le lendemain, l'affaire se corse. Un berger alpin, Joseph Boussion, publie à son tour une vidéo sur Facebook. Dans un discours pour le moins virulent – et injurieux – l'éleveur fait part de tout le mal qu'il pense du journaliste. Il affirme également que l'abattage réalisé est "légal" et "normal". Samedi, cette vidéo totalisait plus d'1 million de vues.

Par ailleurs, les lieutenants de louveterie ont porté plainte après avoir fait l'objet "d'insultes diverses et de menaces de mort", a indiqué la préfecture des Hautes-Alpes, jeudi, dans un communiqué. "Bien que l'émotion soit légitime, il est important de garder son calme et cela ne doit pas conduire les défenseurs de la nature à enfreindre la loi", a rappelé la préfète Martine Clavel.

Contacté par nos soins hier, Joseph Boussion, qui se décrit comme "un berger engagé" – il fut notamment proche de Marie Bové, la fille de José Bové, candidat aux élections éuropéennes de 2014 et aux régionales de 2015 – est revenu sur les raisons de sa colère : "Cela m'a mis hors de moi. On ne peut pas faire passer des louvetiers pour des braconniers. On fait croire que le loup a été tué par plaisir. Or, la question du pastoralisme ne se résume pas à un loup abattu."

Rencontre annulée

Également contacté, Hugo Clément nous explique qu'il a pu échanger avec le berger en colère. Les deux hommes ont même envisagé un temps de se rencontrer. "Je lui ai répondu que j'étais tout à fait d'accord à l'idée de venir faire un reportage voire un documentaire", certifie le journaliste.

Réponse du berger : "Il a eu le courage de dire qu'il souhaitait venir. C'est une bonne idée. Il propose de passer une semaine avec moi mais moi je l'invite à faire le tour de France du pastoralisme. C'est une question bien plus compliquée qu'il n'y paraît, il n'y a pas un pastoralisme en France mais bien plusieurs", assène-t-il.

Finalement, le journaliste lui a rétorqué, dans un long post Facebook, qu'il estimait qu'il cherchait "plus la lumière et l'attention qu'une vraie rencontre". Il en a profité pour réitérer sa "proposition de passer du temps aux côtés de bergers dans les Alpes", mais, de préférence, "aux côtés d'un vrai berger, originaire de la région".

Comme vous l'avez peut-être vu, un homme se présentant comme berger dans les Alpes a diffusé une vidéo où il m'interpelle au sujet du loup abattu dimanche 5 juillet dans les Hautes-Alpes.Il estime que notre reportage, où nous donnons la parole à un photographe animalier, est à charge contre les chasseurs et m'invite en des termes peu sympathiques à venir travailler avec lui en « sortant de mon studio parisien » et en « mouillant ma chemise ».Malgré le caractère agressif de l'invitation, j'y ai répondu favorablement en message privé, lui proposant de venir une ou deux semaines à ses côtés, pour en faire un documentaire, lors de la saison prochaine car j'ai déjà des tournages prévus cet été. Ce monsieur n'a pas répondu à mon message privé, mais a tout de même trouvé de la 4G pour faire une seconde vidéo en direct sur Facebook en me demandant de venir « au moins un mois » de manière immédiate, et de rencontrer d'autres bergers partout en France. Il sait pertinemment que ce n'est pas possible, puisque, comme je lui ai indiqué dans le message resté sans réponse, j'ai aussi une famille et un travail et je ne peux pas tout quitter pendant un mois sur simple demande d'un internaute. J'en ai donc conclu que ce « berger » cherchait plus la lumière et l'attention qu'une vraie rencontre. Quelques recherches m'ont permis de mieux comprendre la situation et… la manipulation. Cet homme s'appelle Joseph Boussion. Avant d'être berger, il s'agit surtout d'un homme politique. Il a été candidat tête de liste aux élections européennes de 2014 dans le sud-ouest (bien loin des Alpes, donc) et en 2015 aux élections régionales (toujours dans le sud-ouest). Il a également tenté de se présenter à l'élection présidentielle de 2017, sans succès. On peut le voir dans quelques archives sur les plateaux de télévision (en chemise !) pendant les campagnes électorales. Il fut également responsable de la communication à l'office de tourisme de Biarritz, mais aussi « chargé de projet webmarketing et médias sociaux » au conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques. Son diplôme ? « Management et marketing du sport » à l'université de Bordeaux. En 2016, il avait participé au mouvement "Nuit debout" à Paris, place de la République, avant d'être accusé par des manifestants de "manipuler la mobilisation" pour servir ses ambitions politiques. Un texte circulant à l'époque parmi les militants dénonçait Joseph Boussion et ses amis comme des "professionnels du marketing et du community management" qui s'étaient "accaparés" le mouvement.Joseph Boussion est donc un homme politique originaire du sud-ouest (pas des Alpes), qui a étudié, milité et travaillé en ville (pas dans la montagne), et qui est spécialiste du « marketing », du « management » et de la « communication » (pas du loup). Voilà pour le portrait. Maintenant, intéressons-nous à son discours, parce qu'après tout, il a le droit de se reconvertir et d'être devenu berger. Pour Joseph Boussion, ma vidéo est mensongère car le tir du loup en question est légal. Oui, c'est vrai, personne ne dit le contraire et Joseph Boussion le saurait s'il avait pris le temps de regarder ma vidéo dans laquelle je donne la position de la préfecture en ces termes : « Nous avons contacté la préfecture qui confirme le tir de dimanche. Selon elle, il a été effectué dans les règles ». Mais surtout, pour notre « berger », la vidéo est nulle et non avenue car elle est faite par « un bobo parisien qui ne connaît rien à la montagne ». C'est vite oublier que Corentin Esmieu, l'homme qui témoigne dans notre vidéo pour dénoncer l'abattage du loup, est originaire, lui, du Briançonnais (dans les Alpes, donc) et est accompagnateur en montagne en plus d'être photographe animalier. Alors, qui est le plus légitime pour parler du loup dans les Alpes ? Une personne originaire de la région, qui parcourt la montagne depuis toujours, ou un homme politique originaire de la côte Atlantique spécialiste du marketing ? Et que dire de Jean-Marc Landry, biologiste, éthologue et spécialiste du loup dans le système agropastoral, interrogé par le Nouvel Obs sur l'abattage du loup en question, qui estime que le tir n'était pas justifié ? Sans doute s'agit-il, lui aussi, d'un « bobo parisien » ? Enfin, je pense qu'il faut en finir avec cette opposition ridicule Paris/campagne. Dans ses vidéos, Joseph Boussion explique que les citadins ne peuvent pas comprendre le problème du loup, car « ils ne savent pas ce que c'est de bosser dur, de porter des litres d'eau, de surveiller le troupeau ». Ce discours n'a aucun sens. Certes, il faut du courage pour être berger. C'est sans aucun doute un métier difficile. Mais ne faut-il pas du courage pour se lever tous les jours à 5 heures du matin et aller nettoyer les rues de Paris ? Ne faut-il pas du courage pour enchaîner les nuits de permanence dans les hôpitaux de la capitale ? Ne faut-il pas du courage pour gérer un commerce de proximité dans une grande ville ? Ne faut-il pas du courage aux artisans, aux ouvriers, aux entrepreneurs et aux salariés qui vivent et travaillent dans les centres urbains ? Des gens courageux et travailleurs, il y en a partout. Dans les montagnes, au bord de l'eau, ou dans les grandes capitales. Pour conclure, je réitère ma proposition de passer du temps aux côtés de bergers dans les Alpes pour en faire un reportage qui permettra de leur donner la parole et de parler de leurs difficultés. Mais, du coup, je préfère le faire aux côtés d'un vrai berger, originaire de la région. Ce n'est pas que le management, le marketing et la politique ne m'intéressent pas… c'est juste un autre sujet. Bon week-end à toutes et tous !


https://www.facebook.com/non.au.loups


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